De quel Audiovisuel voulons- nous ?

Que valent les programmes que nous proposent les 17 télévisions en opération au Sénégal ?

Quelle est la valeur ajoutée des contenus diffusés dans 75% des foyers sénégalais ? Quel impact sur l’éducation de nos enfants et sur la cohésion de notre société ?

Le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA) ouvre le débat et invite professionnels de la télévision et de l’industrie culturelle, universitaires, régulateurs et fa- milles à la réflexion sur la qualité et l’impact de ces contenus, notamment les séries télévisées qui se multiplient sur de nombreuses chaînes.

Les producteurs et diffuseurs de théâtre à la télévision respectent- ils le contrat de qua- lité technique, artistique, éducative, morale que leur impose le cahier des charges ? Cèdent- ils au contraire, à la dangereuse tentation de la quantité subventionnée par la publicité, au sacrifice de la qualité ?

La liberté d’expression, la liberté de la Presse, la liberté de création reconnues à tous, notamment aux médias et accompagnés de concessions de licences de radio ou télévision imposent un devoir de professionnalisme et de respect des sacrés qui fondent et stabilisent la société.

Quel usage le paysage audiovisuel sénégalais fait- il aujourd’hui de la liberté d’expression ? Avec quel impact et quelle responsabilité de chacun ?

S’appuyant sur les résultats de sondages qu’il a commandités sur les habitudes médias de la population en général et des jeunes en particulier face aux mutations sociétales et aux convergences technologiques, le CNRA invite à «mieux comprendre pour mieux agir« sur les valeurs anciennes et nouvelles véhiculés par les écrans. C’est la raison de ce cadre de réflexion et d’échanges entre autres initiatives à la faveur desquelles le Régulateur continue de creuser le sillon de son credo : la problématique n’échappe pas au besoin d’éducation par les médias, ni même d’éducation aux médias.

  • Les médias reflètent- ils notre société ?

Notre rôle, au CNRA, est le monitoring et la régulation. L’essence de la régulation qui guide le travail du Conseil est de maintenir une température constante et un équilibre dans le corps vivant, divers et complexe qu’est notre société. Des éruptions de fièvre, des réactions épidermiques, voire émotionnelles, peuvent se produire. Elles peuvent aller jusqu’à heurter nos sensibilités, perturber notre sens commun ou même défier notre libre arbitre. Cela arrive lorsque, dans la substance comme dans la forme. – avec des tonalités variables – des idées, des images et des sons diffusés, charriés par les médias irriguent et énervent notre vie quotidienne. En toute liberté. En effet, la liberté d’expression est la matrice du procès de production et de diffusion audiovisuelle.

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